Directrice d'un programme de recherche de l'Université de Toronto visant la possibilité de faire jaillir la conscience chez le non-vivant, Claire a choisi un atoll des Tuamotu, loin en principe des turbulences de la civilisation, pour y faire le point avant de prendre une décision propre à modifier le destin de l'humanité. Sur place, elle fait la connaissance d'une jeune femme en laquelle il lui semble reconnaître une ancienne amie, ce qui est impossible, puisqu'elles ne se sont jamais rencontrées. Mais brusquement, sans que rien ne puisse l'expliquer, toutes les communications de l'atoll avec le reste du monde sont coupées et un évènement unique leur laisse à penser que c'est pour la plus terrible raison.
Faisant la chronique d'une catastrophe où l'enjeu n'est de rien de moins que la pérennité de notre espèce et de ce qui pourrait ou non lui succéder, fidèle à son pouvoir de nous transporter loin des sentiers battus, Porée-Kurrer aborde ici trois thèmes peu explorés : celui de notre destinée, celui de la dimension amoureuse de l'amitié (ou inversement) et celui de la nature fondamentale de la conscience et de ce qui pourrait arriver si elle s'exprimait ailleurs que chez l'être humain.