Il ne s'agit pas d'un résumé de l'oeuvre, ni de ce que, ordinairement, on appelle «analyse» et qui ne fait que traduire et condenser le livret pour l'auditeur étranger, ni de dire avec des mots approximatifs ce que Mozart a si bien exprimé en musique..... Il ne s'agit donc pas de démonter une machine, mais de pénétrer lentement, avec une attention précise, dans un lieu singulier, et de regarder, et d'écouter. Un opéra est une somme de deux textes.... Il faut donc les entendre simultanément... Deux textes se superposent, s'entrecroisent, se complètent ou se contredisent, l'un très sommaire, presque vide, l'autre aux circonvolutions savantes et fait d'espaces libres où l'imagination peut se perdre. Et, dans la somme des deux, se lit le caractère véritable des personnages, des précisions sur leurs réactions... Un troisième texte se dessine.