"L'aube du bord des mots, c'est ce qui survient lorsque l’oreille ténébreuse fait entendre « l’éminence des lèvres ». Ce moment survient quand on a réussi à pousser l’octave et à naviguer/avec desvagues/dont la colline des monstres/monte le son à remuer les corps.Chez Gérard Pey un tel prodige a lieu au secret de chaque poème. Nous lui en sommes reconnaissants. » Patrick QuillierSurnommé « Le Mallarmé de la Côte d’azur », l’auteur nous offre un recueil pourtant aussi limpide que Paul Eluard. On est conquis par la pureté mystérieuse de ses textes. Une eau de source insaisissable y court, on la découvre peu à peu traversée et miroitante de douleursaussi intenses que ses joies, « au jour prisonnier violé par le nuage rêvé des ventres nourris / alors que l’ocre odeur des terres arides joue sa brume entrelacée de larmes. »Participant à des lectures, festivals, cabarets littéraires, il valorise inlassablement l’oralité de la poésie.