Ce roman part d'une envie claire : changer le point de vue. Pendant des décennies, la littérature française a raconté le désir féminin avec une liberté admirable. J'ai voulu faire l'inverse : regarder le désir d'un homme pour un autre homme, frontalement, honnêtement, sans détour. Ici, en 2026, dans une petite ville des Ardennes où les hommes parlent peu et ressentent fort.
Bouillon n'est pas un décor. C'est un château qui domine la vallée, une étude notariale qui sent le bois, le papier et les héritages compliqués, et deux hommes qui n'auraient jamais dû se frôler plus que nécessaire.
On croit toujours maîtriser le moment où tout commence. On se dit qu'on choisit un job, un logement, un costume propre pour un entretien. On ne voit pas qu'on vient de mettre le pied dans quelque chose qui dépasse largement la fiche de poste.
Je m'appelle Chris. Trente-six ans. Je pensais avoir déjà fait le tour. Je n'avais rien compris.