Dans le quartier de Plaka au pied de l’Acropole, Mélétis Malvis garde le cap tant bien que mal. Alors qu’il pense encore à sa femme, disparue pourtant il y a bien longtemps, son fils Orestis est devenu aussi ambitieux qu’hostile, et il faudra bientôt trouver un bon parti pour Sophia, sa fille adorée.
Lorsque l’avocat sur le déclin engage un jeune juriste comme assistant, la maisonnée semble renaître. Mais Athènes bascule dans la modernité, et l’avenir reste bien incertain – en tout cas pour ceux qui ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour réussir.
Après des études de droits à Athènes, Angélos Terzakis (1907-1979) renonce au barreau pour se consacrer aux lettres. Romancier, essayiste, dramaturge, il devient une figure de la génération dite « des années 30 », celle qui a pensé la Grèce moderne. Empruntant à la philosophie et à la satire, Terzakis met en scène, avec La cité violette, le déterminisme social dans ce qu’il a de plus sombre.