La Clé du Jardin présente un système qui interprète le récit de la Création comme un principe de domination et met en lumière les mécanismes du pouvoir et du contrôle. Il constitue un outil qui dépouille le prétendu divin de son aura et montre comment une construction humaine peut devenir un instrument de gouvernance des structures sociales. Quiconque fonde sa foi sur une figure de Dieu - qui impose des exigences, les soumet à des conditions et répond par le châtiment - sera surpris de découvrir ce qui constitue réellement le fondement de ce Dieu construit : une figure qui parle lorsqu'il s'agit de réglementer, qui exige lorsque le système l'attend, et qui punit lorsque l'obéissance fait défaut. La Genèse n'est pas présentée ici comme un texte religieux, mais comme une interprétation du déploiement de la conscience. Cette dynamique est mise en scène dans le récit de la Création et structurée selon les sept jours de la Genèse. Ce qui y est véritablement créé et rendu crédible n'est pas l'origine de la Terre, mais la naissance d'une psychologie du pouvoir. Les chapitres qui suivent analysent ces processus et en dévoilent les mécanismes. Ils mettent au jour des méthodes qui demeurent habituellement dissimulées. L'ouvrage explique également comment la culpabilité est produite de l'extérieur. Il montre comment la structure intérieure de l'être humain est configurée pour intérioriser les reproches extérieurs et les transformer en auto-accusation. Il expose comment le contrôle se construit à partir d'un ordre imposé de l'extérieur, comment ce mécanisme fonctionne et en quoi il concerne chacun d'entre nous, sans exception. L'objectif systémique est clair : il ne s'agit plus de gouverner par la violence ouverte, mais de créer un programme intérieur, un programme que l'être humain ne se contente pas d'accepter, mais qu'il finit par porter et reproduire lui-même.