Dernier volet du triptyque. Là où l’histoire rejoint le présent et ferme les portes aux interrogations. Ainsi, la question posée est sans objet, cependant qu’elle permet de résoudre un conflit intérieur : mettre fin à une recherche sur un passé réel, mais sans trace, tout en fouillant dans la fiction et l’imagination pour tenter de le faire vivre. C’est aussi pour l’auteur l’occasion de rendre hommage à un père emporté par la guerre, qui a su surmonter les épreuves pour donner à ses enfants un avenir en taisant son passé, quitte à eux d’en chercher la vérité. Quelle vérité ? Celle que je me suis permis d’inventer, pour le remercier de son silence qui précisément, nous a obligés à en connaître le sens. C’est aussi un plaidoyer pour la transmission de la mémoire afin de ne pas contrefaire l’histoire.