Le 31 décembre 2020, les réseaux sociaux étaient remplis de photos des derniers couchers de soleil de l'année. Le 1er janvier, je me suis levé pour aller voir les premières lueurs de l'aube. Parce que ce qui m'intéresse, ce sont les choses qui s'allument plus que celles qui s'éteignent.
Sur la vecchia strada du mont Pellegrino, à Palerme, une idée a refait surface : après des mois de confinement, l'envie de réaliser un second pèlerinage, vers Rome, en courant, de mêler le trail running au voyage.
Vingt-quatre jours. Pas un de plus. Mille huit cents kilomètres sur la Via Francigena, depuis la collégiale de Nivelles jusqu'à la basilique Saint-Pierre. Un sac de six kilos sur le dos, pas grand-chose en poche, et l'envie de partir à l'aventure et de jouer avec l'inconnu.
Le goût de l'aube est le récit d'un voyage authentique, difficile et souvent drôle, qui permet de chercher, et parfois de trouver, une part d'humanité en soi et en l'autre.