Il s'agit une étude transversale réalisée chez un groupe de patients schizophrčnes afin de déterminer la présence de symptômes thymiques et leur impact. Il s'agit d'un groupe de 40 patients schizophrčnes hospitalisés ŕ l'Hôpital Psychiatrique de La Croix (HPC) Jal Eddib, Liban. Ces patients ont été évalués par les échelles de BPRS, de dépression de Hamilton, de Manie de Beck et Rafaelsen, et par l'EGF, ainsi que par les données présentes dans leur dossier médical. Les résultats de cette étude montrent que la présence de symptômes dépressifs en période post-psychotique est souvent un signe de mauvais pronostic, vu qu'elle est accompagnée d'une persistance importante des symptômes psychotiques, d'une altération du fonctionnement global, et d'un plus grand recours aux hospitalisations. De męme, la présence d'une manie franche associée ŕ la schizophrénie serait liée ŕ un pronostic plus péjoratif. Par contre, la présence de symptômes d'hypomanie, ou męme l'absence de symptômes thymiques est signe d'un meilleur pronostic.