Évadés de la colonie pénitentiaire de la Nouvelle-Calédonieavec quatre autres camarades, François Jourde et PaschalGrousset livrent, dès leur retour en Europe, deux puissantstémoignages sur les terribles conditions de détention descommunards condamnés à la déportation.« Pour les uns — le bagne avec ses honteuses promiscuités,ses tortures physiques, ses douleurs morales plus terriblesencore.Pour d’autres — la déportation dans une enceinte fortifiée,sur une presqu’île aride, sans eau, sans ressources d’aucunesorte, avec un régime tout au plus suffisant pour ne pasmourir de faim, régime aggravé par les fureurs d’unechiourme mise au service d’une administration militairetyrannique et cruelle.Enfin, pour trois mille condamnés à la déportation simple,un régime en tout semblable à celui des déportés de lapresqu’île Ducos, mais avec cette faible espérance depouvoir, dans un temps plus ou moins rapproché, quitterl’enfer de l’île des Pins pour le purgatoire de Nouméa. »